« MOUVEMENT DEMOCRATE, TOUTE ! | Page d'accueil | De retour!!! »

16.11.2007

Zone Urbaines Sensibles : un autre horizon que celui, purement matérialiste, d’une société d’inégalité croissante

Nous le savons, la loi rappelle aux municipalités l’obligation de présentation de ce rapport et le groupe UDF-Modem remercie les services de la collectivité d’avoir rédigé ce document.

Cependant, nous déplorons sa présentation sous un angle, à notre sens, trop négatif : vous nous parlez de la rareté des données officielles à l’échelle infra communale et certaines données aujourd’hui obsolètes.

Parallèlement, vous nous abreuvez de chiffres qui, soit disant, reflètent les investissements de la mairie dans les quartiers en zone urbaine sensibles (dont je rappelle pour l’auditioire qu’il concerne un périmiètre recouvrant les quartiers de La Mosson, Les Cévennes, Pas de loup, Val de Croze, Paul Valery, Petit Bard, Pergola, le quartier Gely et Figuerolles)

J’émets de gros doutes sur l’exactitude des chiffres. Deux exemples : 11 millions d’euros du CCAS uniquement versés pour les actions dans lesdits quartiers ? 447 500€ pour la manifestation culturelle Quartiers Libres ; Ne serait-ce justement pas le montant global du coût de la manifestation même hors Zone Urbaine Sensible ?

Mais derrière ces montants, dont je tairais les autres chiffres, je pose cette question :

Quelle est la politique de la municipalité pour les quartiers sensibles ? Quelle est votre priorité ?

Bien entendu que vous avez des difficultés à dégager des chiffres clairs : Ne serait-ce que pour les ZFU (5 interlocuteurs : aucun ne croisent les fichiers), les financements ANRU pour le logement compétence de l’Etat et d’autres collectivités. Mais cela signifie que des efforts doivent être faits de part et d’autres pour travailler en commun !

Par exemple, avec l’Etat. Les préfets ont reçu le 6 septembre 2007, une lettre cosignée Ch BOUTIN et Fadela AMARA pour qu’ai lieu des rencontres territoriales de la ville. Ici, elles ont eu lieu hier. Alors que dans une commune voisine, non seulement le courrier de convocation était cosigné entre le préfet et le maire, mais qu’il y a eu 3 réunions, 3 réunions dans les quartiers sensibles. Pourquoi pas à Montpellier ?

Et puis, le groupe UDF-Modem pense d’abord à ceux qui vivent dans ses quartiers. Lorsqu’on lit ce rapport, on n’a pas envi d’aller voir là bas ce qu’il s’y passe ! Alors qu’en réalité, il y a des initiatives heureuses, des mobilisations fantastiques.

Votre rapport ne salue même pas une seule des actions qui a été menée ! Nous le faisons et nous tenons à saluer l’action de l’association Kaina pour la réalisation du documentaire « Ex Aequo » réalisé dans le cadre de la lutte contre les discriminations.

Nous le savons tous, ici, nous sommes face à un échec des politiques menées depuis vingt-cinq ans en matière de politique de la ville. Pourquoi ? Parce qu’on s’est dit qu’en déversant des millions d’euros, ça irait mieux ? Et bien non !
Dans les tours, derrière les barre d’ HLM, il y a des hommes et des femmes, des enfants et des adolescents, des jeunes et des moins jeunes avec lesquels nous avons rompu le lien social et ce lien social doit être recréer, et voici la proposition de notre groupe en ce domaine
Il y a trois directions à suivre.
En tout premier lieu, inverser notre politique et réimplanter la ville au coeur de ces quartiers, pour y incarner la sécurité et le service public. Pourquoi la Maison de la prévention n’est-elle pas à l’intérieur de l’un de ses quartiers sensibles ?
Deuxièmement, poursuivre, le travail de mixité sociale. Cela passe par la destruction des barres d’habitation qui doivent l’être et qui l’ont été. Ainsi pourra-t-on mélanger les populations : faire se côtoyer des conditions moyennes, des réussites et des situations
Enfin, c’est par l’école et la famille que tout passe. Un très grand nombre de familles se trouvent sans repères face à l’éducation de leurs enfants. Dans les cités il faut sortir les jeunes qui déstabilisent leur classe ou leur établissement, en créant des structures scolaires de recours ; et introduire des parcours d’excellence, des classes de réussite,
Il faut prouver que la réussite est possible partout.
Mais pour cela, il faut que nous amorcions le grand partenariat avec chacune des collectivités amie ou pas, parce qu’il en va de notre responsabilité collective et non plus partisane !
En conclusion, comme le dit François BAYROU : le MODEM portera « un projet de société alternatif » offrant « un autre horizon que celui, purement matérialiste, d’une société d’inégalité croissante »

Les commentaires sont fermés.